RAFALE III

SUMoth Challenge 2020

Suite a la perte de vitesse dans la class-C, 5 anciens membres de Rafale II (class-C) ont lancé le projet Rafale III et poussé un changement de direction du club pendant l'été 2019. Le club allait maintenant changer de classe et de compétition, en se dirigeant vers la construction d'un Moth et participant au SUMoth Challenge.

Suite à l’approbation des nouvelles activités par l'école à l’automne, le club s'est vite bonifié d'une vingtaine de nouveaux membres. La saison était lancée, nous avions le mandat de concevoir et de construire un Moth, avant mai 2020, pour pouvoir s’entraîner un peu avant la compétition en juin, tout en trouvant des partenaires dans l'industrie et même dans d'autres universités, en effet, quatre étudiants de McGill se sont joints à l'équipe pour réaliser notre système de foils dans le cadre de leur projet de fin de bac.

 

La réalisation de ce projet nous demande de développer et d'utiliser, en tant qu'équipe, des compétences dans un large ensemble de domaines, de la fabrication de composites (fabrication du bateau) aux relations sociales (recherche de commandites, réseautage) en passant par le design par ordinateur (conception mécanique), l'électronique et la programmation (système embarqué de collecte de données).

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La classe Moth

La classe moth, de l'International Moth Class Association (IMCA) est une classe compétitive de développement basé autour d'un petit voilier à une voile. En Clair, les restrictions de la classe ne définissent que les dimensions du bateau, et les constructeurs peuvent jouer avec la forme et les matériaux.
Historiquement, cette classe a commencée presque en parallèle en Australie et au États-Unis, en 1928 et 1929 respectivement. Ces premiers moths, qui ne s'appelaient pas encore moth, étaient des voiliers de 11 pieds de long et 60 pouces de large. La voilure permise était de 75 pieds carrés aux États-Unis et de 80 pieds carrés en Australie.
Étant une classe de développement, le design de ce que l'on connaît aujourd'hui comme le moth international a assez bien évolué pour se retrouver à la pointe des progrès en matériaux (fibre de Carbone, Dacron, Kevlar), et en navigation (Foils). Les restrictions de la classe sont en résumé les suivantes : 

 

- 3,355m pieds de long,

 - 2,250m de large, 

- un mât de 6,250m

-une voile de 8,25m²

SUMoth Challenge

Le SUmoth challenge est une compétition étudiante dont la première édition aura lieu en juin 2020 lors de Foiling week sur le lac de Garde. 
La foiling week est un événement incontournable de démonstration et d’exhibition des bateaux à foil en plus d’être une des étapes de la coupe du monde de foiling moth.

 

Le SUmoth challenge a été lancé dans l’objectif de promouvoir les méthodes de fabrication alternatives et respectueuses de l’environnement pour des bateaux de haute performante. 
Chaque équipe d’étudiant doit donc concevoir et fabriquer un bateau de haute performance de type Moth tout en limitant au maximal l’impact écologique de l’embarcation. 

Les règles de la compétition imposent les mêmes restrictions que les règles de la l’IMCA en termes de jauge. Cependant, il existe d’autres règles pour pousser chaque équipe au respect de l’environnement. Ainsi, une monnaie fictive a été créée : le SUmoth dollars (SU$). Un budget maximal de 10000SU$ a été imposé à chaque équipe. Chaque matériau existant c’est vu attribué un prix en SU$ en fonction de son impact environnemental. Ainsi, des matériaux polluant comme la fibre de carbone (qui est issu de la pétrochimie), les produits chimiques (résines et agents chimiques) ont des coûts en SU$ très élevés. Alors que, des matériaux biosourcés (fibre de lin, fibre de basalte, le bois), issus de la récupération, du recyclage ou de la réutilisation, ont des coûts en SU$ très faibles.  
Certains plastiques ont tout bonnement été interdits d’utilisation.  
Enfin, les procédés de fabrication se sont aussi vus attribuer des coûts : ainsi, les heures d’usinages, d’impression 3D ou encore de cuisson sont prises en compte.  

Ainsi, sur chaque projet, nous serons capables de juger de la performance du bateau sur l’eau, mais également d’évaluer son impact écologique ainsi de sa revalorisation/recyclabilité.  

Lors de la compétition, chaque équipe sera évaluée selon 2 critères : 
30% du classement sera fait en fonction des performances du bateau sur l’eau. 
70% du classement final sera en fonction des innovations du bateau, des matériaux utilisés et de la minimisation de l’impact écologique du projet. 

Pour la première édition du SUmoth challenge en juin 2020, huit équipes d’étudiants seront en compétition : une équipe française, une équipe britannique, une équipe des États-Unis, quatre équipes italiennes, et, une équipe canadienne : Rafale ETS.